Bonjour,
Dans cette vidéo enregistrée en 2023 pour Radio France, je mentionne à plusieurs reprises Radio France et France Musique. Toutefois, dans le cadre de ce partage, je vous invite à ne pas tenir compte de ces références et simplement profiter de la présentation de cette composition.
Retrouvez sous cette vidéo d’autres informations et des liens pour écouter les œuvres présentées.
Bonne écoute et à bientôt,
Jean-Jacques Griot
PS : cette page reste accessible pendant 15 jours, jusqu’au 14 mars.
Version audio
- Voici le lien pour écouter la Totentanz en entier. Cliquez ici.
Notez que le pianiste, Rian de Waal, joue sur un piano Erard de 1886. - Pour ceux qui veulent voir la partition, c’est ici : Cliquez ici
- Extrait de la Paraphrase de concert sur Rigoletto S 434 (opéra de Verdi) composé par Franz Liszt et interprété par Cyril Huvé sur un piano Erard de 1850 : Cliquez ici
- Même musique, jouée sur un piano actuel, par François René Duchable : Cliquez ici
Théophile Gautier relate un concert de Franz Liszt pour la revue la Presse du 22 avril 1844.
« Frantz Liszt a donné l’autre jour son concert au théâtre Italien. Ce concert se composait de sept morceaux de piano, joués par lui, Frantz Liszt, tout seul. La salle était comble ; les spectateurs, pressés sur la scène, ne laissaient que la place nécessaire pour l’exécutant et ses deux pianos. Il y en avait deux car Liszt a souvent des pianos tués sous lui. Sept morceaux de piano ! Tout secs, sans accompagnement d’orchestre ! Cela semble une folie, une gageure impossible à tenir ! Eh bien ! Disons-le tout de suite, ce concert a paru trop court, bien que deux morceaux aient été bissés. Ce prodige, qui n’était pas encore arrivé, Frantz Liszt, avec cette audace qui le caractérise, va le répéter deux fois encore.
Il faut que ce diable d’homme ait la musique au corps pour produire un semblable effet à Paris où tout le monde l’a vu à l’état de petite merveille avec un col blanc rabattu, exhaussé par des partitions pour atteindre le clavier ! C’est que Liszt est un véritable artiste dans la force du terme. L’on s’est beaucoup moqué de ses longs cheveux, de sa figure de personnage d’Hoffmann, de ses regards extatiques, de ses gestes convulsifs, de ses mouvements de démoniaque ; sa petite redingote noire et son sabre hongrois ont été le sujet de plaisanteries plus ou moins Il faut que ce diable d’homme ait la musique au corps pour produire un semblable effet à Paris où tout le monde l’a vu à l’état de petite merveille avec un col blanc rabattu, exhaussé par des partitions pour atteindre le clavier ! C’est que Liszt est un véritable artiste dans la force du terme. L’on s’est beaucoup moqué de ses longs cheveux, de sa figure de personnage d’Hoffmann, de ses regards extatiques, de ses gestes convulsifs, de ses mouvements de démoniaque ; sa petite redingote noire et son sabre hongrois ont été le sujet de plaisanteries plus ou moins insipides.
Quant à nous, il nous semble qu’un artiste ne doit pas et ne peut pas avoir l’air d’un fabriquant de chandelles ; ses goûts, ses mœurs, ses pensées impriment nécessairement à sa physionomie quelque chose de particulier, et c’est une autre façon de se maniérer que de porter des souliers lacés, des gants verts et des cols guillotinant les oreilles. Depuis quelque temps, cette affectation s’est introduite parmi les poètes, les peintres et les musiciens de ressembler autant que possible à des maires de campagne ou à des éleveurs de bestiaux. Nous n’avons aucun mépris pour ces estimables classes de la société, mais nous les trouvons d’un aspect beaucoup trop placide et débonnaire pour remuer vivement l’imagination.
Il y a une autre manie non moins ennuyeuse, c’est de jouer d’un instrument quelconque les bras collés au corps avec la face morte et des yeux de poisson cuit. L’on compte sur le contraste, mais souvent on se trompe, et l’ennui est le seul résultat obtenu. Ce que nous aimons dans Frantz Liszt, c’est que c’est toujours le même artiste ardent, échevelé, fougueux, emporté à travers les steppes des triples croches par un piano sans frein. S’il tombe, c’est pour se relever roi ! En un mot, il est romantique… »
Propositions de lectures
- La vie de Liszt est un roman, Zsolt Harsanyi (Babel Editions)
- Tout le ciel en musique, Pensées choisies et présentées par Nicolas Dufetel (Edition le Passeur)
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Pour toutes questions à Jean-Jacques Griot : contact@ecouteclassique.com
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Vous pouvez également vous procurer le livre : Ecouter la musique classique, ça s’apprend ! Jean-Jacques Griot (Eyrolles Editions).
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